Il était une fois … mon chat !

Bon en fait, c’est pas un chat, c’est une chatte, mais pour éviter aux petits plaisantins de rigoler de mon animal de compagnie favori, j’ai toujours eu du mal à utiliser le mot chatte pour en parler…

Ceci étant dit, passons à l’histoire de Ciboulette, anciennement boulette. Oui, le nom de ma chatte (notre chatte en fait puisqu’elle habite chez mes parents) est plutôt ridicule, mais vous allez comprendre qu’aucun membre de ma famille n’est à l’origine de cet acronyme, du moins pas totalement.

Lors d’un été fort fort lointain, dont l’année n’est pas resté dans les mémoires (ou du moins pas dans la mienne), il faisait beau et chaud (oui ça arrive sur Paris). Mes parents habitant dans un pavillon en banlieue parisienne, nous passions un été tout à fait banal, jusqu’au jour où, sur mon lit, une boule de poils avait pris place.

Ayant la fenêtre ouverte pour essayer d’avoir un peu d’air, ce mammifère avait profité de l’occasion pour venir trouver refuge sur mon lit. Ce Felis silvestris catus, plus communément appelé chat, était tranquillement en train de dormir dans mes draps. Scandale, stupeur et damnation ! Ce fut le début de l’invasion.

Mes parents ne souhaitant pas d’animaux domestiques à la maison, il fallut donc que j’invite ce chat indésirable à quitter le domicile familial dans les plus brefs délais et à libérer, au passage, mon lit.

Il s’avéra que cette chatte trouvait notre demeure à son goût, puisque les jours suivant, il fallut se battre pour l’empêcher de rentrer. Bien évidemment, surveiller 24h/24h l’ensemble des fenêtres, c’est compliqué. A plusieurs reprises donc, elle parvint à échapper à notre vigilance, et il fallut donc la reconduire à la frontière.

Au bout de quelques semaines, nous en étions même arrivés à fermer les fenêtre, autant que faire se peut, pour éviter une intrusion de ce félin. Si vous avez suivi, nous sommes en plein été et donc, autant vous dire que la fermeture des fenêtre s’avéra particulièrement contraignante et que nous n’avions pas d’autre choix que d’accepter l’hébergement de cet intrus.

Après plusieurs semaines de batailles, il fallait se rendre à l’évidence : cette chatte était trop forte pour nous. Un conseil familiale de crise eut donc lieu et après d’âpres négociations et sous la pression de leurs enfants, mes parents finirent par abdiquer et la chatte eut gain de cause.

Boulette nous adopta, sans forcement nous laisser réellement le choix.

Quelques jours passèrent, avant de découvrir que ce chat appartenait à nos voisins, qui ne s’en occupaient pas énormément, et venaient de prendre un chien, élément déclencheur de l’exil de Boulette.

Car oui, en plus de négliger leur chatte, nos voisins avaient (ont) très mauvais goût et l’appelèrent Boulette. Ils acceptèrent d’ailleurs, sans aucune difficulté, de nous léguer leur chatte et de nous transmettre son carnet de santé.

Ne souhaitant pas avoir un félin se nommant Boulette, et pour ne pas la perturber outre mesure, nous décidâmes de l’appeler Ciboulette, pour (très) légèrement relever le niveau.

Voilà l’histoire de notre chère et tendre Ciboulette, qui réside toujours chez mes parents, malheureusement plus pour longtemps. Mon bébé chat ayant atteint un certain âge (17 ans si je ne dis pas de bêtises), il ne lui reste que peu de temps à vivre, quelques heures, quelques jours ou plus, je ne sais pas encore exactement, mais sa santé s’est très fortement dégradée ces derniers jours, ce qui explique en grande partie cet article, que je voulait faire depuis longtemps, mais pas à titre posthume, trouvant l’histoire de notre chatte plutôt cocasse et atypique.

Ce soir, j’ai eu ma petite sœur en pleurs au téléphone, qui m’expliquait à quel point l’état de Ciboulette s’aggravait puis ma mère, quelques heures plus tard, avec laquelle nous avons évoqué de la faire piquer. Rien de très joyeux, même si je m’y attendais un petit peu. Demain soir, une visite chez le vétérinaire est prévue, peut-être, voir probablement la dernière …

Cette chatte là nous a donc adopté, pour le meilleur comme pour le pire, et au final, on s’y attache à ces petites « bêtes » finalement, à cette boule de poils de 17 ans qui restera à jamais mon bébé chat.

Désormais, j’espère juste pouvoir lui dire au revoir, lui faire un dernier câlin … demain.

Edit : suite au passage, samedi matin, chez le vétérinaire, il s’avère donc que Ciboulette a une insuffisance rénale et est hospitalisée et mise sous « dialise » jusqu’à mardi (demain).

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